
Madame, Monsieur,
Le Tribunal fédéral (Arrêt du 1er octobre 1999) a autorisé les activités d'une entreprise de vente de médicaments par correspondance dans le canton de Vaud. Cette décision risque d'avoir des conséquences aussi pour le canton de Fribourg. C'est pourquoi je voudrais vous donner quelques explications.
Malgré l'interdiction du canton de Vaud et malgré les dangers pour la santé publique, le TF a donné cette autorisation car il n'existe pas encore de loi fédérale protégeant le patient dans ce sens. Toutefois, le TF a reconnu que "sur le plan de la protection du patient", la vente par correspondance de médicaments "souffre de carences qui ne sont pas sans entraîner des risques".
Comme le dit le TF, outre le fait que "des erreurs peuvent survenir dans la préparation des envois, les paquets peuvent être endommagés, perdus, livrés avec retard ou aboutir en de mauvaises mains", le grand problème, c'est avant tout que la vente par correspondance de médicaments "supprime le contact direct entre le pharmacien et la personne qui a besoin de médicaments". Or "le contact direct ne peut pas être remplacé, sans perte, par un dialogue téléphonique" !
Le contact direct permet au pharmacien de comprendre votre état de santé, votre situation, votre autonomie, votre compréhension de la maladie et de vous conseiller personnellement ainsi que de vous soutenir pour bien utiliser vos médicaments. C'est pourquoi, votre pharmacie de proximité vous offre sans rendez-vous un contact direct et des conseils personnalisés.
Oui, c'est possible. Actuellement, le Parlement fribourgeois l'a décidé. Tout bientôt le Parlement fédéral en débattra pour fixer définitivement les règles sur la vente des médicaments. Afin que vous puissiez toujours bénéficier des avantages liés au contact direct, nous entreprendrons tout ce que nous pourrons pour que la loi vous protège comme elle se doit, car le médicaments n'est pas une marchandise comme une autre !
Nous sommes très heureux de pouvoir compter sur votre confiance et votre fidélité et espérons la mériter encore à l'avenir
Votre pharmacien et toute son équipe.
Romont, printemps 2000