
En 2002 ce sont plus de 100 millions de francs qui ont pu être épargnés grâce à la convention passée dans le cadre de la rémunération basée sur les prestations (RBP) entre les assureurs-maladie et les phamacies. Les deux partenaires s’attellent maintenant à l’amélioration du système qui devrait être plus compréhensible pour les consommatrices et consommateurs et dont le déroulement devrait être simplifié. De plus la vente de génériques devrait être intensifiée.
santésuisse, l’organisation faîtière des assureurs-maladie, et la Société suisse de pharmacie sont d’avis que le système de rémunération basée sur les prestations (RBP) a atteint ses premiers objectifs et peut être maintenant amélioré. Helsana partage ce point de vue et encourage donc ce modèle.
Beaucoup de consommatrices et consommateursne voient pas au premier abord les avantages offerts par ce nouveau système. Ils ont partiellement raison car la RBP est complexe et difficile à expliquer. Ils ont l’impression que la taxe pharmacien et la taxe patient sont rajoutés au prix normal du médicament. Or, depuis l’introduction de ce nouveau système, le prix des médicaments a pu être abaissé de 8 à 10 pour cent tant pour les pharmaciens que pour les médecins.
Pourquoi? Le revenu du pharmacien ne dépend plus maintenant du prix des médicaments. Ceci signifie qu’il gagne le même montant, qu’il vende un médicament cher ou un médicament bon marché. Grâce à ce changement de système ainsi qu’à un montant destiné à stabiliser les coûts que les pharmaciens accordent aux assureurs-maladie et donc aux payeurs de prime, une somme de plus de 100 millions de francs a pu être épargnée en 2002 par rapport à l’ancien régime. Pour 2003 les économies devraient être encore plus conséquentes mais les chiffres exacts ne sont pas encore connus actuellement.
Un autre point important de ce contrat concerne l’intensification de la vente des génériques qui sont meilleur marché et représentent un potentiel d’économie pouvant être encore mieux exploité.
Si un patient doit prendre plusieurs médicaments il est possible que ces derniers ne soient pas compatibles et que des actions réciproques dangereuses puissent se produire. Ceci est également valable pour les produits non soumis à ordonnance. La pharmacie note donc dans un dossier tous les médicaments pris par le patient. La rémunération de ces activités intervient au moyen de la taxe patient.
Les pharmaciennes et pharmaciens peuvent ainsi identifier à temps des incompatibilités éventuelles ou des combinaisons dangereuses. Une telle vue d’ensemble est surtout importante pour les patients en traitement chez plusieurs médecins à la fois. Dans certains cantons la tenue d’un dossier patient est obligatoire, le pharmacien ayant la responsabilité de tous les médicaments remis.
Afin que le dossier patient puisse pleinement remplir son but, il doit être complet. Ceci signifie que le patient devrait, autant que possible, toujours se rendre dans la même pharmacie ou se faire livrer ses médicaments par la même pharmacie. Un dossier patient complet apporte sécurité et économicité. La taxe patient pour la tenue du dossier n’est facturée à la patiente ou au patient qu’une fois par trimestre et médecin.
Malgré quelques problèmes intervenus durant la mise en place du système Helsana s’engage à activer la mise en place de mesures visant à améliorer la RBP.
Pius Gyger
Economie de la santé
Source : senso, 1/04, p. 28